Bordeaux 2018 – Est-ce que tout dépend vraiment des prix?

By December 2, 2019Francais

La semaine dernière, Liv-ex a couvert la publication du rapport de Neal Martin à propos des Bordeaux 2018. Le critique compare dans le rapport en question la qualité du millésime 2018 à celle des millésimes 2016, 2010 et 2005. Quant à savoir si le millésime 2018 se vendra bien, il finit par déclarer en examinant l’état actuel du marché que : « Tout dépendra assez simplement des prix. »  Est-ce pour autant vrai ? Au fur et à mesure que la qualité présumée converge, le prix devient-il le seul facteur d’achat déterminant ?

Heureusement, les données Liv-ex de l’indice Bordeaux 500 (qui suit l’évolution tarifaire des 10 derniers millésimes des 50 meilleurs vins de Bordeaux) permettent d’apporter des réponses à ces questions.

La méthodologie est simple. Il suffit de prendre les valeurs marchandes moyennes des millésimes 2005 à 2018 et de les comparer à la valeur moyenne des notes attribuées par N. Martin à un millésime donné.

Plutôt que de faire des mathématiques, regardons le graphique correspondant ci-dessous.

Comme le montre le graphique ci-dessus, il existe une corrélation entre les notes et les prix : aux notes les plus basses correspondent les prix les plus bas et aux notes les plus hautes correspondent les prix les plus élevés. Toutefois, cette règle n’a rien d’absolu.

Le millésime 2016 semble d’ailleurs y faire exception. Il possède en effet la plus grande qualité moyenne parmi les millésimes représentés sur le graphique (96,2 points), et pourtant il est proposé au même prix que les millésimes 2018 et 2015. Il est également disponible à moindres frais que les millésimes 2005, 2009 et 2010. En termes de valeur ajoutée, le millésime 2016 ne peut pas se situer plus clairement.

Réflexion finale –Un autre regard sur 2016. La qualité est au rendez-vous.

Une analyse approfondie des notes attribuées par Neal Martin aux Bordeaux 2018 sera incluse dans le rapport Liv-ex de décembre sur les conditions du marché.